Au travers une étude comparative des SROS II de 12 régions de France, lUnion Régionale des Médecins Libéraux dIle de France propose une analyse de la participation des URML à l'élaboration des SROS de deuxième génération et de la place donnée à la médecine libérale au sein du système de santé. L'élargissement de la concertation à l'ensemble des acteurs du système de santé, impulsée par des directives du Ministère de la Santé, a permis d'ouvrir la réflexion sur la planification jusque là limitée aux ARH et aux représentants de lhospitalisation publique. Les travaux d'élaboration du SROS II ont introduit des nouveautés par rapport au SROS de première génération : dans la place donnée à la médecine libérale, dans le choix des priorités régionales de santé et dans les solutions proposées. La mise en réseau des hommes et des moyens est présentée unanimement comme la solution à tous les problèmes de coordination et de prise en charge des patients. Cependant, la médecine libérale, en dépit de sa participation active, nest pas présentée comme étant un acteur fondamental du réseau et les mesures qui lassocie à la mise en uvre du dispositif ne sont pas nombreuses à la lecture des SROS. La comparaison des SROS II à ceux de première génération montre une continuité, voire un stagnation, dans l'analyse et les préconisations. La confusion entre médecine de ville en cabinet et médecine libérale (y compris les médecins qui exercent dans des établissements ) est très souvent présente, ce qui ne facilite pas la lecture des documents. Cette confusion " volontaire " permet en outre de limiter la réflexion sur la coordination aux seuls médecins de ville. Les autres médecins, en particulier ceux qui exercent en établissement, ou certains spécialistes, sont exclus de toute réflexion. Parfois, ce sont même les représentants de lhospitalisation privée qui semblent les défendre. Quelle est alors la réalité de laction des URML ? Sans disposer dune marge de manuvre très large, les unions ont pour la plupart dentre elle joué le jeu de la concertation et ont participé à la définition des objectifs communs des ARH et des autres partenaires. Il nen demeure pas moins que les SROS de deuxième génération sont peu loquace sur la question de la collaboration médecine libérale - hospitalisation publique et/ou privée, et que les solutions proposées sont peu innovantes.
Réflexions générales : La comparaison des dispositions arrêtées au travers de lanalyse des principales priorités régionales de santé et des préconisations qui sont avancées donne cependant une radiographie du paysage sanitaire français en 1999 et des évolutions prévues de celui-ci pour les cinq années à venir.
Les URML ont été associées au travail régional et deviennent un élément à part entière du triptyque régional ARH-URCAM-URML. Pour autant, leurs propositions ne se sont pas encore retrouvées dans les SROS. Il faut donc développer une réflexion sur le rôle et les missions des élus pour assurer une représentation encore plus efficace et mieux suivie deffet.
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