B. Une participation diversifiée et hétérogène. La traduction concrète de la participation des URML à la rédaction des SROS II peut s'envisager à la lecture de ceux-ci, à la place accordée à la médecine libérale dans les principales dispositions arrêtées. 1. Traduction concrète de la place de la médecine libérale dans les SROS II. Une participation au retentissement encore limité :
Au travers de ces quelques exemples, il apparaît difficile de qualifier la nature des dispositions relatives à la collaboration de la médecine libérale aux SROS II. La plupart du temps, le médecin de ville apparaît comme un régulateur, comme un lien entre le patient et les établissements de soins, comme un recours afin de pouvoir orienter les patients et assurer leur suivi dans les meilleures conditions.
2. Comment rendre compte de la place de la médecine libérale dans les différents SROS? Au-delà de la participation des URML aux Comités de Pilotages des SROS II, ( voir annexe 1), l'association de la médecine libérale aux propositions des schémas doit être qualifiée afin de cerner globalement la place de la médecine libérale. Son statut semble ressembler d'avantage à celui d'un membre associé : beaucoup de dispositions associent la médecine libérale aux décisions et à la mise en place des orientations retenues par les schémas. Le constat quasi général de la distance qui existe entre le patient et l'hôpital est un élément générateur de conflit et de dysfonctionnement du système de soins. Replacer le médecin libéral au centre du dispositif doit permettre de remédier à cet éloignement comme le présente certains schémas. Intervenant avant et après l'entrée dans le système hospitalier, le médecin de ville établit un dialogue non seulement avec le patient mais aussi avec le service d'hospitalisation dans la plupart des cas. Cet état de fait conduit à ce qu'il devienne un relais, qui va remédier aux problèmes de fonctionnement des services d'hospitalisation en faisant le lien avec son patient, perspective qui n'a sans doute pas été souhaitée par les URML et qui appelle à plus de développements. Est-ce vraiment le cadre d'intervention du médecin de ville et peut-il valoriser sa place et son rôle dans le système de soins au travers de ces seuls objectifs ? De plus, que deviennent les médecins libéraux qui exercent en établissement ? C'est dans cette perspective que la médecine libérale est associée de manière globale et formalisée à la mise en place des réseaux de soins centrés sur la prise en charge des priorités régionales de santé identifiées. La prise en charge des urgences illustre la manière dont est appréhendée la place de la médecine libérale dans le dispositif de régulation du système de santé.
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