Après cinq ans d'application, les Schémas Régionaux d'Organisation Sanitaire arrivent à échéance. La rédaction des schémas de deuxième génération intervient dans un contexte nouveau, lié à la création des ARH et des URCAM par les Ordonnances du 24 avril 1996. De nouveaux acteurs, de nouvelles exigences vont rendre l'exercice difficile d'autant qu'il se doit de s'ouvrir à un plus grand nombre d'intervenants. Dans ce contexte, les URML ont été associées dans la majeure partie des régions à la concertation nécessaire à l'élaboration des schémas de deuxième génération. La médecine libérale ne pouvait être absente de ce rendez-vous qui conditionne l'organisation régionale du système de santé. La mise en place de Comités de Pilotage dans la plupart des régions par les ARH a permis d'associer les représentants des médecins libéraux aux décisions et orientations via la participation des URML aux réunions de travail. Directement représentés, ceux-ci ont pu faire valoir leurs avis et points de vue par rapport à l'évolution de la planification et par rapport à l'évolution du système de santé régional. Si la présence des URML est un progrès par rapport aux précédents schémas, il n'en reste pas moins que les mesures arrêtées dans les textes devraient traduire au mieux les objectifs validés par les représentants des médecins libéraux : quelle place a-t-on faite aux représentants de la médecine libérale ? Comment leurs travaux ont-ils été perçus et mis en uvre ? C'est à ces questions qu'un travail de comparaison des différents SROS permet de répondre. De même, les enseignements de chaque région sont utiles à tous : quel environnement pour quelles décisions ? Quelles réponses à quelles priorités ? Au-delà de la simple appréciation et de la qualification de la participation de la médecine libérale aux travaux préparatoires aux SROS II, il apparaît intéressant d'analyser quelles furent les priorités de santé retenues et quelles sont les réponses qui y ont été apportées, ce qui permet de mettre en évidence les différentes solutions à des problèmatiques identiques. Enfin, enjeu majeur de l'organisation du système de santé, les réseaux de soins apparaissent bien souvent pour les ARH comme une réponse globale à des questions de santé, de même qu'ils sont une réponse particulière à des problématiques identifiées par grande discipline. Quelle est la place des réseaux dans les différents schémas, comment sont-ils organisés, quelle est la place de la médecine libérale dans leur mise en oeuvre, autant de problématiques auxquelles cette comparaison des SROS permet dapporter un début de réponse.
On peut aussi admettre que les conditions de la mise en uvre de l'organisation des réseaux, et en particulier les conditions de la participation des URML aux Comités de Pilotage du SROS, sont un modèle et même parfois un emblème de la considération des organismes d'Etat et de l'Assurance Maladie pour les médecins libéraux. Au-delà du SROS, cette considération pour les partenaires indispensables des réseaux que sont les médecins libéraux conditionnera leur succès ou l'échec de cette nouvelle organisation sanitaire.
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