1. ANALYSE DES RESULTATS Examinons le montant moyen des recettes en 1999 et leur évolution entre 1997 et 1999 :
On observe ici que si les recettes des médecins libéraux ont augmenté en Ile de France de 1997 à 1999, elles ont augmenté de manière plus marquée en France entière : +4,7 % contre +0,8% au niveau régional. Alors que la croissance des recettes des médecins libéraux ralentit en Ile de France (+2,9% entre 1995 et 1997, puis +0,8% ici), elle s'accélère au niveau national : de +1,6% entre 1995 et 1997 à +4,7 % entre 1997 et 1999. 1.2. EVOLUTION DES DEPENSES PROFESSIONNELLES
Le montant des dépenses professionnelles par médecin est en 1999 quasiment identique en Ile de France et en France entière (386,14 KF et 387,32 KF), alors qu'il a toujours été supérieur dans la région depuis 1990. Cette nouvelle situation est due à notre estimation des charges sociales personnelles : ce poste aurait augmenté de 5,34% en Ile de France et de 22,2% en France. D'après nos estimations, le revenu moyen des médecins libéraux d'Ile de France aurait diminué entre 1997 et 1999 de 1,3%. Cette moyenne recouvre les évolutions suivantes :
Cette variation succède à une diminution de 0,4% entre 1995 et 1997 (le revenu moyen avait cependant augmenté de 0,5% entre 1996 et 1997). Elle est due à la diminution de 3% du revenu des médecins spécialistes (alors que celui des généralistes a augmenté). Les
disparités départementales sont assez nettement marquées : Nos estimations
démontrent par ailleurs que contrairement au revenu francilien, le revenu
national aurait augmenté (+3,1%). Les médecins libéraux d'Ile de France demeurent donc cette année encore nettement défavorisés par rapport à leurs confrères de France entière, pour une raison double : un taux de variation désavantageux et un montant de leur revenu moyen moins élevé qu'en France. Globalement, les médecins généralistes franciliens (et français) semblent avoir bénéficié de variations plus favorables que les médecins spécialistes entre 1997 et 1999, tant au niveau des recettes (qui ont augmenté davantage) que des dépenses (qui se sont accrues moins fortement). Les graphiques ci-après fournissent les montants estimés des recettes, dépenses et revenus des médecins libéraux franciliens et français, en distinguant généralistes et spécialistes.
1.4. EVOLUTION DU POIDS DES DEPENSES SUR LES RECETTES Le poids des dépenses sur les recettes des médecins libéraux était de 48,8% en 1997 en Ile de France, il serait en 1999 de 49,7% d'après nos estimations. Soit une augmentation de 1 point, qui succède à une augmentation de 1,8 points entre 1995 et 1997. Pour la France, le poids des dépenses sur les recettes est passé de 43,3 % en 1995 à 44,8% en 1997 (soit +1,5 points) et à 45,3% en 1999 (soit +0,5 point). Ainsi, le poids des dépenses sur les recettes des médecins libéraux franciliens demeure en 1999 supérieur à celui concernant les médecins de France entière (49,7% contre 45,3%). En outre, cette donnée a augmenté plus fortement en Ile de France qu'en France entre 1997 et 1999 (comme ce fut le cas entre 1995 et 1997).
Alors qu'il avait
légèrement augmenté entre 1996 et 1997, le montant des revenus des médecins libéraux
franciliens semble donc avoir diminué entre 1997 et 1999. D'après nos estimations sur
cette période, les dépenses auraient en effet augmenté plus rapidement que les
recettes. De plus, comme cela a toujours été le cas depuis 1990, les revenus régionaux sont inférieurs aux revenus nationaux, ceci tant pour les généralistes (16,7% d'écart) que pour les spécialistes (31,6%). Ces écarts s'élevaient respectivement à 12% et 24,6% en 1997, et à 11,7% et 24,8% en 1996. L'inégalité qui pénalise l'Ile de France se serait donc aggravée.
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