QUELQUES REPERES PAR DEPARTEMENT
PARISLa communauté médicale la plus importante dIle-de-FranceLe département de Paris rassemble 8601 médecins libéraux selon la CNAM au 31.12.94, soit 35,8% de lensemble des médecins libéraux de la région. La démographie médicale parisienne a de fortes spécifi-cités. Entre autres, la proportion des médecins exerçant après 55 ans est plus importante que dans les autres départements. Le grand nombre de spé-cialistes constitue peut-être un élément dexplication. Le nombre relativement restreint de jeunes médecins sexplique par la plus longue durée des études des spécialistes. En outre, les difficultés dinstallation dans la capitale ont peut-être découragé nombre de jeunes diplômés.
Une moindre proportion de libéraux exclusifsAvec 5709 médecins spécialistes, Paris est de très loin le département où la densité de spécialistes est la plus forte dans la région. En ce qui concerne les généralistes, les MEP ne sont pas ici comptés, la densité est très voisine de la moyenne nationale et légèrement supérieure à celle de la région. Selon le SESI, 62% des omnipraticiens et 63% des spécialistes ont une activité libérale totale ou partiel-le. A contrario, Paris est le département où la propor-tion de médecins libéraux exclusifs est la plus faible. Seulement 41% des médecins parisiens sont libéraux exclusifs, contre 49,91% en moyenne régionale et 55,39% en moyenne nationale.
Le secteur conventionnelLa proportion des médecins en secteur 2 est la plus importante dIle-de-France. Un nombre important de médecins a choisi ce mode dexercice ; Paris se détache nettement avec 63% des médecins libéraux en secteur 2.
LA SEINE-ET-MARNELa plus faible communauté médicale dIle-de-France Avec 1744 médecins libéraux, la Seine-et-Marne est le département francilien le moins bien doté en méde-cins. Il ne représente que 7,2% des médecins libé-raux dIle-de-France. A limage dun département démographiquement dynamique, la pyramide des âges des médecins diffère légèrement de celle de la région. Les classes les plus âgées y sont moins importantes. Les praticiens entre 35 et 45 ans repré-sentent plus de 50% des médecins, contre seulement 45% en moyenne régionale.
Les médecins libéraux exclusifs représentent 54,25% des praticiens soit plus de 4% de plus quen moyen-ne régionale et à peine moins quen moyenne natio-nale.
Le secteur
conventionnel
Les médecins en
Seine-et-Marne se répartissent équitablement entre le secteur 1 et le secteur 2. Cette
distribution est très proche de la moyenne régionale. La comparaison avec la
répartition au niveau national laisse donc logiquement apparaître un écart impor-tant.
Une démographie médicale proche de la moyenne régionale
Les
Yvelines comptent 2580 médecins libéraux en 1994 soit 10,6% de lensemble
francilien. La pyrami-de des âges des médecins des Yvelines est voisine de celle de
lIle-de-France, la classe dâges 40-49 ans y est un peu plus représentée ;
à linverse les deux dernières classes, de 60 à 69 ans, sont un peu moins
importantes.
Le secteur conventionnelDans les Yvelines, tout comme en Seine-et-Marne et dans les Hauts-de-Seine, les médecins se répartissent entre le secteur 1 et le secteur 2 de façon équitable.
Une proportion importante de médecins libéraux exclusifsLa densité médicale dans les Yvelines est très diffé-rente si lon considère les généralistes et les spécia-listes. Avec 100 spécialistes pour 100 000 habitants le département est nettement au-dessus de la moyenne nationale. En revanche, la densité de géné-raliste est faible avec 68,75 généralistes pour 100 000 habitants contre 91,72 en moyenne nationale. Les médecins dans les Yvelines sont libéraux exclu-sifs à 57%, soit dans une bien plus grande proportion quen moyenne régionale et nationale.
LESSONNE Une faible communauté médicale A léchelle de lIle-de-France, lEssonne compte peu de médecins. Il y a 4 fois moins de médecins dans lEssonne quà Paris alors que la population parisien-ne est à peine deux fois plus nombreuse. Les 1879 médecins de lEssonne se répartissent par tranche dâges de façon proche de la moyenne régionale. Les médecins de 30 à 49 ans sont les plus nombreux ; les classes dâges les plus âgées sont peu représentées.
Une densité médicale inférieure à la moyenne nationale Que lon considère les spécialistes ou les généralistes, la densité médicale de lEssonne est inférieure à la moyenne nationale et a fortiori à la moyenne régionale. Cest particulièrement net pour les spécia-listes avec seulement 77 spécialistes pour 100 000 habitants contre 90 en moyenne nationale. LEssonne est le département où les libéraux exclu-sifs représentent la plus importante part du corps médical. 67,58% des médecins sont des libéraux exclusifs : que ce soit pour les omnipraticiens ou les spécialistes, dans le département, le pourcentage de libéraux est très fort.
Moins de libéraux exclusifs quen moyenne régionaleLa densité médicale en spécialistes et en généra-listes est à un point près la même dans les Hauts-de-Seine quen moyenne régionale. Les Hauts-de-Seine sont avec Paris le département où les spécialistes sont les plus nombreux. Les médecins libéraux exclu-sifs ne représentent que 51,6% des praticiens des Hauts-de-Seine ; cest la plus faible proportion en IDF avec Paris.
LA SEINE-SAINT-DENISUn nombre de médecins comparable à la moyenne francilienne Avec 2229 médecins libéraux, la Seine-Saint-Denis a une population de médecins libéraux comparable à celle du Val-de-Marne, de lEssonne et des Yvelines qui la situe dans la moyenne des départements fran-ciliens, excepté Paris. La pyramide des âges des médecins de Seine-Saint-Denis est très comparable à celle de la moyenne des médecins dIle-de-France.
Une densité médicale inférieure à la moyenne régionale et nationale La densité de spécialistes et de généralistes pour 100 000 habitants en Seine-Saint-Denis est inférieure à la moyenne nationale. Particulièrement net pour les généralistes, lécart est également de plus de 10 points pour les spécialistes également. Avec 53% des médecins libéraux exclusifs, la Seine-Saint- Denis compte un peu moins de médecins libéraux exclusifs que la plupart des départements dIle-de-France. Ce département est relativement proche toutefois de la moyenne régionale (de 55,4%).
Le secteur conventionnel La Seine-Saint-Denis est le département francilien où lon compte le moins de médecins en secteur 2. La répartition par secteur est très proche de la moyenne nationale. Ce faible poids du secteur 2 est la princi-pale originalité de la population médicale de ce dépar-tement.
LE VAL-DE-MARNEMoins de 2 500 médecins libéraux Les 2352 médecins du Val-de-Marne en font un département moyen en termes de démographie médicale dans la région. Les médecins entre 35 et 45 ans représentent un peu plus de 50% des praticiens, ce qui est plus que les 45% de moyenne nationale.
Seulement 53,7% des praticiens du Val-De-Marne sont des libéraux exclusifs. Cette situation concerne à des degrés certes différents, tant les spécialistes que les généralistes.
LE VAL-DOISEUn nombre de médecins, ...faible pour un département francilien, Le Val-dOise est le département le moins peuplé dIle-de-France. Cest aussi avec la Seine-et-Marne le seul département où les médecins libéraux sont moins de 2 000.
... et inférieur à la moyenne nationaleLa Val-dOise a une densité médicale inférieure à la moyenne nationale que ce soit pour les spécialistes ou les généralistes. Il partage cette situation avec la Seine-et-Marne, lEssonne, la Seine-Saint-Denis. Ceci souligne le fait que cest bien la très forte population de médecins de départements comme Paris ou les Hauts-de-Seine, qui crée une bonne part de la spécificité francilienne en ce qui concerne la densité médicale. Les praticiens du Val-dOise sont des libéraux exclusifs à plus de 56% soit plus quen moyenne régionale et nationale.
Le secteur conventionnelLa répartition des praticiens par secteur convention-nel sapparente à celle de la moyenne nationale : le secteur 1 rassemble plus de 60% des praticiens libé-raux.
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