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Réseau
Maternité en Yvelines
Le réseau de Maternité en Yvelines , ce n'est pas un projet de réseau, c'est un réseau qui fonctionne. Je voudrais associer à mon exposé deux autres personnes qui sont le docteur Henry JEAN-PHILIPPE, qui est praticien hospitalier au centre hospitalier de Poissy Saint-Germain et Gilles CALMES qui est attaché de direction à Poissy et qui a représenté le versant administratif de notre démarche, qui nous a très bien aidé et compris notre avancée professionnelle. Qu'est-ce que c'est que le réseau Maternité en Yvelines ? Il regroupe des maternités publiques et des maternités privées. Les maternités privées ce sont :
Quels sont les objectifs du réseau ? Une démarche humaine et professionnelle parce que les réseaux ne peuvent fonctionner que s'il y a une volonté des acteurs du réseau de le faire fonctionner. S'il n'y a pas de démarche volontaire ça ne peut pas marcher. L'objectif
est d'améliorer la prise en charge des grossesses, des accouchements. Comment
est né le réseau Maternité en Yvelines ? M.
Jean-Pol DURAND : Dr
Jean-Philippe BAULT : Quelle sorte de dossier avons-nous présenté ? deux possibilités s'offraient à nous : soit une convention constitutive unique, soit des conventions entre chaque établissement et le niveau 3. Il nous a paru d'emblée important de faire une seule convention pour que chaque établissement, quel que soit son nombre d'accouchements, est la même voix au chapitre que les autres dans ce réseau. Cette constitution met en place des instances décisionnelles, un comité directeur, un conseil scientifique, ce qui a guidé cette mise en place, c'est le respect strict de la parité publique/privée, il s'agit donc un réseau transversal. Une de nos idées de base était absolument d'éviter l'aspect pyramidal d'un réseau. Le comité directeur a, par exemple pour représentant pour le public et pour le privé cinq catégories socioprofessionnelles : des obstétriciens, des anesthésistes, des pédiatres, des directeurs et des sages-femmes. Dans la composition du comité directeur et du conseil scientifique, nous avons invité des médecins généralistes, des obstétriciens de ville non rattachés à des plateaux techniques, des usagères, des femmes potentiellement enceintes ou potentiellement prêtes à accoucher, et puis des représentants naturellement de la DDASS et des PMI. Quel
est le mode de fonctionnement ? Il nous a paru tout à fait indispensable de faire une information parce que ce fonctionnement en réseau est une révolution culturelle. Nous avons été élevés dans le culte de l'individualisme, et tout d'un coup nous devons nous mettre à travailler ensemble, c'est un grand changement. Ensuite, c'est une bonne chose de parler de maternité de proximité, mais le public va là où c'est le plus évolué techniquement. Au cas où. Cette information est faite en direction du public et des professionnels de santé intervenant dans la périnatalité, les obstétriciens, les gynécologues, les pédiatres, les anesthésistes, les kinésithérapeutes, les laboratoires, etc. cela représente un publipostage de 4 200 lettres et plaquettes. Nous avons aussi mis en place un site Internet qui fonctionne, sur lequel on peut aller déjà, site informatif et interactif. C'est-à-dire que les femmes pourront chercher des renseignements sur ce site: ai-je le droit de manger des carottes pendant ma grossesse ? par exemple ; poser des questions, avoir une liste de réponses classiques à tous les petits problèmes qui peuvent se poser pendant la grossesse, et puis ce site aura un versant professionnel, sécurisé avec une clef d'accès, avec l'objectif est de créer un collège d'experts qui répondent à des questions pointues médicales, obstétricales ou échographiques, et qu'il y ait un échange d'informations professionnelles. Le projet de télémédecine présenté précédemment m'a beaucoup intéressé, parce que nous nous sommes également penchés sur le problème. Nous venons de déposer un très gros projet de télémédecine à l'offre d'appel qui a été fait par la DATAR, avec une ambition assez démesurée, mais j'espère payante, qui est de mettre tous les établissements en communication pour la vidéo conférence, pour les équipes, pour les transferts de patientes pour envoyer les dossiers sous informatique. Nous nous sommes associés à l'université PARIS V, qui est dans notre secteur géographique, et sans rentrer dans des détails très techniques, il faut pour que tous ces établissements puissent communiquer entre eux avoir ce qu'on appelle un pont multipoints, et l'université Paris V accueille ce pont multipoints. Ils sont par ailleurs très intéressés parce qu'ils veulent constituer des banques de données obstétricales. Ils sont donc à la recherche de partenaires professionnels de l'obstétrique pour alimenter ces banques de données. Comme M. JOURDAIN faisait de la prose sans le savoir, nous faisions du réseau sans le savoir puisqu'on avait déjà quand même quelques échanges entre nous. Les résultats ce sont :
Tout le monde parle de risque, d'accouchement à risque, encore faut-il le déterminer, encore faut-il permettre au plus grand nombre de patientes, de rentrer au bon niveau dans le système d'évaluation de ce risque et de prise en charge. Après avoir consacré beaucoup de temps, au réseau d'hospitalisation, je m'attelle actuellement à un travail sur les communautés locales. Nous avons essayé de trouver autre chose que le réseau qui peut faire un peu "mafia" et qui consiste à voir comment nous pouvons travailler avec nos amis généralistes, les PMI et tous les gens qui sont susceptibles de prendre en charge la grossesse. Il paraît évident qu'il y a une perte de chance si on n'est pas au bon endroit, au bon moment. Et comme les repères de surveillance d'une grossesse aujourd'hui sont assez clairement établis, il y a certainement un rétablissement possible de la collaboration généraliste/spécialiste, à condition d'avoir le passage pour les femmes par ses repères importants. M.
Jean-Pol DURAND : Dr
Jean-Philippe BAULT
: Une femme enceinte peut aller voir qui elle veut. Est-elle est toujours dans le bon système en fonction de l'endroit où elle rentre dans la prise en charge de la surveillance de la grossesse ? Il me semble que non. Vous pouvez bien sûr penser : " Encore un spécialiste qui veut qu'on lui adresse toutes les patientes". Mais je dis uniquement que si nous sommes capables de mettre en place un schéma de suivi de la grossesse avec des points de passages obligés, elle peut parfaitement être suivie en collaboration avec nous par nos confrères généralistes. C'est le rétablissement de la médecine générale dans le système de santé. C'est ce sur quoi je veux travailler dans les communautés locales. Il y a beaucoup de travail et il ne faut pas se retrancher dans notre "exception à la française". Si nous refusons un système directif qui nous impose de faire des choses, il faut être en mesure d'avoir un système alternatif à proposer. C'est exactement le même problème que les réseaux d'hospitalisation. Docteur Jean Philippe BAULT |