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ACTES
DEUXIEME JOURNÉE ONCO
94 : un réseau de cancérologie Je suis médecin généraliste dans le Val-de-Marne, et secrétaire général de l'Union Régionale des Médecins Libéraux d'Ile-de-France. Depuis plus de deux ans je participe à l'élaboration du projet du réseau "ONCO 94". L'idée remonte à l'été 1996 où un petit groupe d'amis réunis en séminaire sur la santé publique en Corrèze a décidé de réfléchir à une meilleure prise en charge des patients atteints d'un cancer, il y avait notamment Gilles Errieau, Bernard Elghozi, et moi-même. Nous avons choisi le Val-de-Marne parce que nous y exerçons, mais surtout parce que, le Val-de-Marne, c'est :
Généralistes et praticiens hospitaliers, directeurs des hôpitaux, HAD, infirmières libérales, nous avons décidé de nous réunir pour y réfléchir. Rappelons qu'au printemps étaient sorties les ordonnances Juppé et dans celles-ci, un chapitre consacré aux filières et réseaux, c'est cette perspective que nous avons commencé à travailler. Il ne s'agissait pas de créer un nième réseau de prise en charge de malades, mais répondre à la problématique de la prise en charge d'une pathologie dans une région donnée, concernant une population donnée et un nombre d'intervenants donné. Le premier comité de pilotage a donc été créé en octobre 1996. En juin 1997 nous avons organisé la première journée départementale avec la mise en place des quatre premiers groupes de travail qui s'intitulaient : "Place et besoins des patients, information et support d'information, l'évaluation, la formation, la coordination et l'organisation des soins. Début 98, trois autres commissions sont créées : une coordination infirmière, une coordination sociale et la coordination du circuit du médicament et du matériel à domicile. Tous ces problèmes sont donc envisagés avec tous les acteurs potentiels du réseau Val-de-Marne, ce qui a pris du temps et nous dénombrons aujourd'hui :
En avril 1998 nous nous constituons en association loi de 1901, avec l'élection d'un conseil d'administration, dont Gilles Errieau a été élu président. Dès le début de nos travaux la CPAM, l'ARH, la DRASS et l'Ordre des médecins ont été associés. Une réflexion est engagée sur la coordination des soins palliatifs, sur la prise en charge de la douleur, l'accompagnement de la fin de vie, le suivi du deuil, l'accompagnement du malade et de sa famille. Toutes ces étapes sont consignées dans un mémoire devant définir un cahier des charges qui grossit au fur et à mesure des réunions de tous les groupes. Une dizaine de groupes sont constitués, 150 personnes travaillent depuis le début sur ce réseau en réunions très régulières, et au fur et à mesure que les groupes travaillent, apparaissent des besoins nouveaux aboutissant à la création de sous-groupes transversaux qui réfléchissent aux problèmes médico-économiques et financiers, aux problèmes éthiques et déontologiques. Dans un premier temps nous avons décidé de cibler les pathologies cancéreuses les plus fréquentes et celles sur lesquelles nous pouvons agir le plus tôt. Parmi celles-ci le colon, la prostate, le poumon et le sein, les autres seront abordées plus tard. Les
acteurs : Les
partenaires sont : Mais ce projet qui n'est qu'au stade conceptuel a besoin d'assises financières solides. Les
objectifs généraux : Comme je vous l'ai dit, nous avons une commission éthique à laquelle le Conseil de l'Ordre départemental a travaillé et qui a réalisé une grille de hiérarchisation des accès, il est évident que le malade aura accès à un certain nombre d'information sur son dossier, probablement les mêmes que le pharmacien. Nous réfléchissons pour déterminer lesquelles. M.
Jean-Pol DURAND : Dr
Bernard ORTOLAN : Intervenant : Dr
Bernard ORTOLAN : La CPAM s'est montrée très intéressée, son médecin-conseil participe à toute la phase d'élaboration Elle est intéressée par l'optimisation de la prise en charge des malades cancéreux. Et donc par la mise en place d'outils tels que les systèmes d'information, le codage, la traçabilité, etc. Tout ce qui nous permettra d'être en mesure de démontrer ou de faire les évaluations nécessaires pour démontrer que le fonctionnement est meilleur après qu'avant. Les éventuelles économies l'intéressent aussi. Nous aussi, à partir du moment où il est bien prévu qu'elles sont réinjectables, soit sous forme d'amélioration de prestation pour les malades, soit sous forme d'amélioration de nomenclatures de certains actes de prise en charge, quelles que soient d'ailleurs les conventions ou les personnels de santé concernés. Il n'y a pas encore au stade où nous en sommes, de recherches de partenaires financiers hormis le laboratoire qui nous aide jusqu'à présent et probablement deux ou trois autres qui sont pressentis pour le faire quand nous serons encore plus proches des phases opérationnelles. |