CHAPITRE IV CONDITIONS D’EXERCICE

Les médecins libéraux dans la communauté médicale francilienne

L’admission au secteur 2 est limitée depuis 1990 :

seuls les médecins anciens chefs de cliniques et anciens assistants sont autorisés à s’inscrire en secteur 2. Il n’est pas encore possible d’évaluer les conséquences de ces mesures.

Actuellement les médecins libéraux de la région se répartissent pratiquement à égalité entre les deux secteurs. La carte en page IX présente les différences entre les départements. La situation actuelle est relativement nouvelle et la répartition entre les secteurs était tout autre en 1984. La croissance du secteur 2 a donc été très forte, puisqu’en Ile de France l’augmentation du poids relatif du secteur 2 est de 250%  164% au niveau national (sur la période 19841994). Les départements de la Seine Saint Denis, du Val de Marne et du Val d’Oise ont connu la plus importante augmentation du poids du secteur 2. De tels pourcentages de croissance sur la période considérée s’expliquent par le fait que la création de ce secteur n’est intervenue qu’en 1980.

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Source : SESI 1994 / Traitement UP. IDF

Le fichier ADELI du SESI permet d’évaluer la fréquence des différentes situations professionnelles en Ile e France, en comparaison avec le niveau national. On peut distinguer trois situations pour les spécialistes comme pour les omnipraticiens, libéraux exclusifs, libéraux partiels et salariés exclusifs. On constate à ce niveau également une spécificité parisienne:

En Ile de France, le pourcentage de spécialistes salariés exclusifs, 35,63% de l’ensemble des médecins spécialistes exerçant dans la région, est inférieur à la moyenne nationale de 3%. Tel n’est pas le cas des généralistes qui sont salariés exclusifs à 30,70% contre 23,10% au niveau national.

l61,10% des omnipraticiens sont libéraux exclusifs en IDF, 68,99% en France. Les spécialistes sont libéraux exclusifs à 40,35% dans la région, à 40,98% au niveau national.

Enfin les libéraux partiels sont plus nombreux chez les omnipraticiens (8,20% contre 7,91%) comme chez les spécialistes (24,02% contre 20,16%) dans la région.

 

Les modalités d’exercice : les informations du fichier de l’UP.IDF

Grâce au fichier que met en place l’Union, nous pouvons estimer d’autres paramètres déterminant les conditions d’exercice. Nous avons ainsi analysé le recours au secrétariat et l’exercice en groupe.

73% des médecins libéraux franciliens en moyenne, sur les 8482 sur lesquels a porté notre analyse, disposent d’un secrétariat. Deux départements se situent nettement en-dessous de la moyenne : Paris dont 68% des médecins libéraux disposent d’un secrétariat ou d’un secrétariat téléphonique et le Val de Marne, où les médecins ne sont que 70% à utiliser ce service. Il est à noter que ce sont dans ces deux départements que les revenus des médecins libéraux sont les plus faibles (voir l’étude sur les revenus des médecins libéraux publiée dans le numéro 5 de la revue de l’Union).

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Source : Fichier UP. IDF 13/01/97

Le lien entre les conditions d’exercice et le niveau de revenu apparaît clairement. Cette même analyse a été conduite en ce qui concerne l’exercice en groupe. Logiquement, les spécialistes exercent plus en grou-pe que leurs confrères, 59% contre 53% pour les généralistes en IDF. Les MEP n’exercent en groupe qu’à 42%.  Le graphique ci-dessus présente la situation pour l’ensemble de l’Ile de France.

Enfin, il nous est possible d’estimer qu’elle est le pourcentage de médecins exerçant à domicile.

Les médecins exercent peu à domicile : 18,10% pour les spécialistes et 20,32% pour les omnipraticiens.