E-MEDECINE, L'URML IDF
VOUS DONNE LA MAIN
Salon du Medec 14 mars 2001
3 - CODAGE, CONCENTRATEUR ET DEFENSE DE LA PROFESSION
Bernard ORTOLAN,
modérateur de cette intervention introduit les interventions de Jean
Claude LABRUNE et de
Régis GIET.
Après avoir parlé d'émergence de logiciels communicants et structurants,
des cartes, et de la sécurité, un sujet difficile doit être abordé.
Les missions ont des missions qui leur sont confiées par la loi, parmi
ces missions se trouvent l'évaluation, l'épidémiologie, les études
et l'analyses de la santé. Afin de mener à bien ces missions les Unions
doivent obtenir des informations.
Quelles informations ? Comment les récupérer ? Vers quels concentrateur
?
Jean-Claude LABRUNE, Président directeur
Général de CEGEDIM
LE CODAGE
La publication d'une nouvelle nomenclature est attendue
par les professionnels de la santé. Cette nomenclature contiendra
des lettres clé permettant de préciser la pathologie que le médecin
rencontre dans le cadre de son activité.
Le groupe CEGEDIM
travaille sur codification des diagnostics et des pathologies. Cette
codification a un but : être opérationnelle pour le médecin et permettre
d'établir des statistiques utilisées par l'industrie pharmaceutique.
Dans ce système, 4900 médecins remontent des données vers la CEGEDIM
dont 1200 sont exploitables.
Il est difficile en pratique d'obtenir des informations justes et
complètes.
Des difficultés sont rencontrées dans ce type de projet. Une codification
des pathologies permettant au médecin de s'exprimer facilement doit
être proposée. De plus, ce travail demande un temps et du travail
conséquents aux médecins. Ceci représente plusieurs minutes d'effort
par jour pour le médecin.
LA CONCENTRATION
Si l'URML-IDF
voit principalement dans le concentrateur une remontée de flux
d'information, Jean Claude LABRUNE y voit d'abord une remontée de
flux financiers. Les flux des régimes obligatoires comme des régimes
complémentaires sont nombreux et l'enjeu du concentrateur serait plutôt
de gérer ces flux, notamment pour le tiers payant.
Le caractère volontaire de ces transmissions doit être garanti. Aussi,
la gestion de ce flux représente un réel travail, ce travail journalier
est déjà assuré par CEGEDIM
dans le cadre des données qu'elle recueille.
DEFENSE DE LA PROFESSION
Les données médicales appartiennent aux médecins.
Elles doivent donc pouvoir leur être communiquées.
Le recueil des données par le corps médical a entre autres pour objet
de les rendre opposables aux organismes de sécurité sociale. Toutefois,
ces données, pour être opposables doivent être certifiées. Des procédures
de qualité doivent donc être recherchées.
Quelles données recueillir ? Pour Jean Claude LABRUNE, il ne s'agit
pas de recueillir toutes les données contrairement à la CNAM, un panel
représentatif des pathologies devrait suffire.
CONCENTRATEUR ET DEFENSE PROFESSIONNELLE
Régis GIET, président de LIBERALIS
Les Unions régionales sont crées par la Loi Teulade de 1993. Cette
loi prévoit :
- le codage des actes et des pathologies
- les unions régionales de médecins libéraux
Régis
GIET rappelle les origines allemandes des Unions (Kassenärztliche
Vereinigung), qui sont des organismes de cogestion d'enveloppes régionales.
Mais les Unions françaises sont créées dans un but de partage d'informations,
sans vocation à gérer une enveloppe régionale de soins.
La loi Veil de janvier 1994 donne explicitement cette mission aux
Unions. Mais aucun décret d'application n'a été promulgué. Faute de
moyens, l'action des Unions est considérablement entravée.
Un véritable débat pourrait s'instaurer si les Unions disposaient
des chiffres d'activité fournis par les médecins libéraux eux-mêmes.
En effet, les chiffres des Caisses d'Assurance Maladie sont souvent
contradictoire et contestés par le corps médical.
Poursuivant cet objectif de recueil d'informations,
l'Association
Liberalis a été créée, regroupant actuellement 13 Unions adhérentes.
Les Feuilles de Soins Electroniques sont dupliquées à la source et
une copie anonymisée est dirigée vers le concentrateur de Liberalis.
Les données sont stockées puis exploitées par les Unions .Un retour
d'information vers les médecins est prévu, afin qu'ils comparent leurs
statistiques à celles des caisses.
L'outil Liberalis est constitué également d'un gestionnaire d'enquêtes.
Cet outil est fonctionnel, ergonomique et rapide. Les données sont
saisies directement par le médecin, évitant les erreurs de saisie
par des tiers. L'exploitation des données est possible en moins d'une
semaine. Cet outil a été mis à la disposition des médecins libéraux,
puis à celle de l'ensemble des professionnels de santé.
L'objectif commun est la défense de la profession. Les médecins libéraux
doivent se saisir du pouvoir de l'information, face aux pouvoirs publics
qui jouissent d'un monopole de fait, incompatible avec un véritable
partenariat.
DISCUSSION
- Marc JAMOULLE : quel retour
intellectuel ou scientifique a le médecin généraliste fournisseur
de données ?
Régis
GIET : le médecin trouvera un intérêt à adhérer au système
pour 3 raisons.
- défense de la profession : le système de clés flottantes nécessite
une défense de la profession.
- motif pécuniaire : le médecin qui procédera à une enquête sera rémunéré
-raison intellectuelle : constitution de groupes de travail et réalisation
de recherches, d'épidémiologie…ceci afin d'améliorer la qualité des
soins.
Le médecin adhérera soit pour l'une des ces raisons, soit pour toutes,
selon ses convictions.
-
Bernard ORTOLAN : des développements sont-ils possibles
pour interfacer les logiciels de codage et extraire puis transmettre
les données à l'Union professionnelle ?
Jean-Claude LABRUNE : Cegedim a une expérience
d'extraction partielle en Allemagne, où la loi oblige à une harmonie
des logiciels.
En France, peu de logiciels sont aptes à remonter correctement des
données pathologiques car ils ne sont pas faits pour. Un changement
de logiciel sera donc nécessaire.
Actuellement, 30% des logiciels pourraient être équipés pour une remontée
de données de qualité. Si les médecins coopèrent dans ce projet, une
communication de ces données est donc possible vers les Unions.
-
Bernard ORTOLAN : hormis le concentrateur de FSE, le serveur
Libéralis peut-il aider à la recherche, outre le gestionnaire
d'enquête ?
Régis
GIET : oui, puisque des développements sont envisagés concernant
ce produit. Ce point constitue une préoccupation de Libéralis.
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