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JOURNEE "DEVENIR CENTENAIRE CHEZ SOI"
du 17 octobre 2001 :
  ACTES DE LA JOURNEE

 

DISCUSSION

Mr X représentant de l'Association pour le développement des soins palliatifs : Cette association sélectionne et forme les bénévoles lesquels sont aidés par une infirmière cadre. Cette infirmière joue le rôle de coordinatrice et d'évaluatrice.

Au cours des différentes interventions, les bénévoles d'accompagnement n'ont pas été cités.
Mr X, représentant de l'Association pour le Développement des Soins Palliatifs nous fait part d'une enquête réalisée dans les Yvelines par des infirmières concernant la prise en charge de la pathologie lourde à domicile.
De l'avis des infirmières, 17% des familles des malades auraient eu besoin d'une aide apportée par des bénévoles. Les familles étaient 7% à le penser, ce qui montre la difficulté d'insertion d'une personne étrangère dans une famille.

Deux types de situation :

1/L'appel vient du milieu libéral

2/L'appel vient de la famille. Dans ce cas, c'est l'infirmière qui entre en contact avec la famille et met en place un planning (1 ou 2 après midi par semaine, le bénévole se rendra au domicile du malade).

L'existence d'un réseau de soins palliatifs de proximité :
L'exemple du réseau pallium (Yvelines) :L'équipe de coordination (une infirmière, un médecin……) a recours à l'association en cas de besoin.

Jean Pol DURAND : Les professionnels font rarement appel aux bénévoles.

Mme MARTEL : Les possibilités d'intervention sont limitées dans le temps
Les bénévoles ont un rôle autre que celui du professionnel. Leur domaine d'intervention est très important dans le cadre des soins palliatifs. Ces bénévoles sont choisis et sont formés.

Dr CLAVERO : Les bénévoles font un travail remarquable dans les soins palliatifs. Le milieu libéral manque de moyens et donc de personnels.

Mme BEGORRE : Nous avons besoin de bénévoles. Certains hommes ont plus peur de la maladie que les femmes.

Mme X, Coordinatrice en gérontologie au sein d'un réseau à Meulan (ALDS) : Il ne faut pas oublier le souhait de la personne âgée. Il est des cas où la personne âgée ou la famille ne souhaite pas une rotation d'intervenants au chevet du malade. La personne veut elle un bénévole?

CODERPA Val de Marne :Combien de médecins libéraux n'habitant pas la commune donnent les coordonnées de SOS Médecins pour faire les visites le soir? Se pose le problème du médecin qui se déplacent et qui ne connaissent pas le patient.

Docteur SIAVELLIS : La majorité des médecins n'exercent pas là où ils habitent.

Jean Pol DURAND : Quelle est la part des médecins qui mettent SOS Médecins sur leur répondeur?

Dr SIAVELLIS : les 3/4

Dr CLAVERO : Il y a une obligation légale d'assurer la continuité des soins. Aussi, les médecins doivent laisser un numéro au patient si le médecin traitant n'est pas joignable. Il a des endroits en France, où les médecins assurent la continuité des soins à tour de rôle dans leur cabinet.

Jean Pol DURAND : Ce sont les CRAPS. Ces cabinets existent au Havre. Pourquoi, n'avons-nous pas ces cabinets à Paris?

Dr CLAVERO : A paris, nous avons 3 systèmes de garde d'urgence (SOS, UMP, GMP). La GMP na pas d'urgentistes purs de formation. Tout médecin installé peut assurer des gardes de nuit ou le week-end.
Le médecin de famille n'est pas un urgentiste.
A Paris, la plupart des médecins s'organisent entre eux.

Dr AUBRY, ex médecin de santé publique, membre de l'association IDAR (information défense action retraite), membre de la coordination du XX : J'ai été intriguée par la différence entre le 25% et le 75% des personnes âgées dans la clientèle des généralistes. Est-ce des médecins différents ?

Dr SIAVELLIS : l'âge moyen des médecins est de 49 ans (20 ans d'exercice). La part normale des personnes âgées (celles qui ont plus de 70 ans) représente facilement 30, 40% de la clientèle.

Jean Pol DURAND : Un médecin vieillit avec sa clientèle. Certains médecins ont les 2/3 de leur clientèle qui est âgé.

Le Dr SIAVELLIS confirme . La clientèle est fidèle et vieillit avec le praticien.

Dr AUBRY : Dans les enquêtes à venir, il faudra s'intéresser autant à la dispersion qu'à la moyenne.

Mr X : Le problème des personnes âgées se pose en cas d'urgences. Il serait intéressant pour les urgentistes que les patients viennent avec leur dossier médical. Est-ce que les médecins généralistes laissent à la disposition de leur malade suffisamment de renseignements pour pouvoir les montrer au service d'urgence ?
Il faudrait que les personnes âgées aient un document analogue au carnet de santé des enfants.

Dr CLAVERO : pour les patients polypathologiques, le carnet de santé est utilisé. Ce carnet est chez le patient.
Il y deux types d'urgences : celles dont on connaît le patient. Dans la plupart des cas, il n'est pas nécessaire d'hospitaliser le patient.
Cela suppose que la famille ait accepté de mettre en place un suivi

Celles de la dernière minute (cabinet à cabinet, hôpital à cabinet) :
2 hypothèses :
- un courrier est fait rappelant les antécédents, les actes estimés nécessaires, les hypothèses diagnostiques……
- Parfois, il s'agit d'un patient adressé par l'hôpital. Dans cette hypothèse, le médecin n'a aucun élément pour rédiger le courrier. Il s'agit d'un véritable problème

Mr X : Il faudrait créer un système de télétransmission au domicile de la personne âgée

Dr CLAVERO : le patient est propriétaire de son dossier et devrait l'avoir sous forme papier ou autre.

Dr X, généraliste et titulaire d'une capacité en gériatrie : Dans le XXéme, se monte un réseau gérontologique AGEP, qui est entrain de mettre au point un dossier informatisé au domicile du patient. Ce dossier sera consultable par les médecins libéraux et par les urgentistes par l'intermédiaire d'un mot de passe.

Dr CLAVERO : Cela suppose que les médecins aient un ordinateur pour pouvoir le consulter.

Dr LEVY : C'est la clientèle qui vieillit avec le médecin.
Le dossier informatisé partagé pose un problème technique et financier.
La rédaction de la lettre d'information prend du temps.

Jean Pol DURAND s'adresse à Mme BEGORRE concernant le dossier médical :

Mme BEGORRE : Peu de gens ont peu un médecin généraliste.
Parfois, les personnes âgées se trouvent face à une multitude de spécialistes qui ne se connaissent pas et prescrivent chacun des médicaments la liste pouvant s'allonger jusqu'à 17 médicaments. La personne a dû mal à s'y retrouver. Le dossier médical aurait un grand intérêt dans cette hypothèse.

Mr POUTOUT : le dossier médical a un intérêt s'il y a une coordination autour des patients. C'est une question d'organisation de la médecine de ville autour des patients.

Jean Pol DURAND : la formation des aides à domicile coûte 20 000F

Mme MARTEL : Les renseignements médicaux doivent davantage circuler afin d'améliorer la prise en charge de la personne (notamment au moment de la sortie de l'hôpital).
La formation des aides à domicile existe depuis 1988 : le CAFAD (certificat d'aptitude aux fonctions d'aides à domicile.
Il est préparé uniquement dans le cadre du travail. Ce sont les associations qui doivent former leur personnel. Trop peu de personnes sont formées.
Cette formation est trop chère.

L'APA prévoit la création d'un fonds de modernisation d'aides à domicile (250 à 500 millions pour les départements). Ces fonds seront notamment attribués à la formation des aides à domicile.

Mme X, directrice d'une association d'aide et de maintien à domicile dans le Val de Marne (31 salariés) : la formation CAFAD coûte 50 000F. Les personnes qui ont fait ces formations quittent l'association (travail peu rémunéré et difficile). Sur les 33 personnes qui se sont présentées, seules 6 sont restées. Travail difficile et épuisant. Beaucoup abandonnent.