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JOURNEE "DEVENIR CENTENAIRE CHEZ SOI"
du 17 octobre 2001 :
  ACTES DE LA JOURNEE

 

DISCUSSION



Jean Pol DURAND : Peut on sortir les personnes atteintes d'Alzheimer des institutions?

Dr PULVENIS : un tissu social doit être au préalable reconstruit dans la communauté, ce qui présente des difficultés.
Il faudrait changer la structure même des institutions. Les maisons de retraite ont 100 150 lits Certains pays européens (les pays scandinaves) ont construit de petits appartements dans la ville.
En France, près de l'hôpital Vaugirard, environ une dizaine de personnes atteintes d'Alzheimer sont dans une institution située en ville.

Jean Pol DURAND s'adresse au Dr DESCOUT : Comment gérez vous à Meulan les personnes atteintes d'Alzheimer?
Nous avons 5% de patients atteints d'Alzheimer. C'est assez peu.
Aujourd'hui, de plus en plus, la famille fait appel à notre association au moment de la sortie des institutions.

Pr SAINT JEAN : La coordination en amont est insuffisante.

Jean Pol DURAND s'adresse au Dr ORTOLAN : le vrai lit d'aval, c'est le domicile?

Dr ORTOLAN : Les structures d'accueil doivent se développer.
Le lit d'aval naturel c'est le retour au domicile. Ce retour au domicile doit être préparé. Pour cela, il faut non seulement une coordination mais également des moyens.
Il faut maintenir un maximum à domicile dés que possible.
Il faut faire confiance aux réseaux.

Dr PULVENIS : 70% des personnes de plus de 75 ans reviennent à domicile suite à une hospitalisation en court séjour. C'est l'aval le plus souhaitable.

Pr SAINT JEAN : Il faut une meilleure prise en charge au sein même de l'hôpital. Certains patients meurent correctement à domicile, le maintien à domicile étant bien organisé.

Dr LEVY : La famille et les patients sont souvent réticents à effectuer une visite à l'hôpital pour réaliser une évaluation cognitive.
Est ce que le dépistage systématique ne va pas coûter trop cher?

Pr SAINT JEAN : Les médicaments coûtent beaucoup plus chers. Le dépistage permet à terme de récupérer de l'argent. Les neurologues de ville font un travail considérable dans le diagnostic.

Jean Pol DURAND : combien de centres de diagnostic?

Dr PULEVNIS.
Il faut distinguer les :
- Consultations mémoires tenues dans les établissements de santé. Leur nombre est inconnu.
- Centres mémoires en hôpital de jour (une quarantaine de centres) : consultations multidisciplinaires (gériatres, psychiatres……..).
- Centres experts qui sont en fait dans les centres universitaire

Dr ORTOLAN : Est ce que le MMS (mini mental test) suffit ? Ces centres mémoires sont ils vraiment utiles?

Pr SAINT JEAN : C'est un outil de dépistage extrêmement grossier mais qui à l'avantage de dépister un bon nombre de personnes.
Le dépistage relève de la médecine de ville
Les études canadiennes démontrent que la consultation mémoire ne concerne que 10 à 15% des patients.
La consultation mémoire est réservée aux cas difficiles.

Mme OLIVET, Association France Alzheimer 93 : le terme prise en charge est inadapté. L'immense majorité des personnes âgées se prennent en charge toutes seules. Il faudrait dire personnes âgées malades. Les personnes atteintes de la maladie d'Azheimer meurent à domicile parce qu'elles ont une famille. La famille est nécessaire pour la prise en charge de cette maladie.

Jean Pol DURAND : Que pensez vous du plan présenté par Mr Kouchner?

Mme Olivet : L'APA sera financée par les conseils généraux, qui risque de ce fait de se désengager d'autres postes.
De l'argent sera investi dans les SIAD.
Malgré les sommes allouées, nous manquerons toujours de lits (4 lits de plus par an). Les personnes ne sont pas assez formées.
Un grand nombre de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer sont les employeurs des aides à domicile. Ils payent à ce titre une cotisation de 0.15%, part patronal de la formation.
Le remboursement de la formation ne se fait que plus tard.

Mme MARTEL : il faut dépister.
La famille doit accepter très vite de se faire aider. Cette maladie est dure à supporter.

Mr X, représentant de la CODERPA à Paris : le gouvernement envisage de créer des centres d'accueil de jour thérapeutique avec prise en charge de 150 F par la sécurité sociale.
Cette création peut être utile pour la famille et peut servir au désengorgement de l'hôpital.

Mme DUMONTET, responsable d'un service de soins (92) : le problème des accueils, c'est aussi le transport.
Le dépistage, c'est bien. Mais certains patient n'ont pas besoin de services de soins et ont juste du mal à prendre leur médicament et ont besoin d'aide pour les prendre. On manque d'infirmières libérales.

Dr ORTOLAN : la médecine de ville est incontournable dans la prise en charge