LES RESEAUX DE SOINS PALLIATIFS
en Ile-de-france



Dix réseaux coordonnent la prise en charge des patients en fin de vie à leur domicile


Les contacts réseaux franciliens
1- ARC EN CIEL
Dr Nathalie NISENBAUM
63, rue de Strasbourg - 93200 SAINT DENIS
Tél. : 01 49 33 05 55 - Fax : 01 42 43 69 76
reseauarcenciel@wanadoo.fr
Site : www.reseauarcenciel.org
2 - ENSEMBLE
Dr Jean-Marc MOLLARD
69, rue Barrault - 75013 PARIS
Tél. : 01 42 17 05 73 - Fax 01 42 17 06 35
Contact :mail@reseau-ensemble.org
Site : www.reseau-ensemble.org
3 - EPSILON
Dr Inès de CASSIN
163, av du Général Leclerc - 78220 VIROFLAY
Tél. :
01 30 24 28 56- Fax : 01 30 24 88 88
Contact : contact@reseau-epsilon.fr

Site :www.reseau-epsilon.fr/

4 - OCEANE
Dr Karine DIDI
4, rue Victor Beausse - 93100 MONTREUIL
Tél. : 01 48 59 76 61 - Fax : 01 48 59 72 40
Contact :
contact@reseauoceane.org
Site : www.reseauoceane.org/

5 - OMEGA
Dr Didier BOISYVON
Centre Hospitalier de Lagny - 77400 LAGNY
Tél. : 01 64 30 76 92 - Fax : 01 64 30 73 22
dboisyvon@compuserve.com
6- LE PALLIUM
Dr Noëlle VESCOVALI
Institut de Promotion de la Santé - 3, place de la Mairie - 78190 TRAPPES
Tél. : 01 30 13 06 33 - Fax : 01 30 13 06 39
reseau.lepallium@lepallium.fr
Site : http://www.lepallium.fr
7 - QUIETUDE
Dr Francis DIEZ
26, rue d'Ulm - 75005 PARIS
Tél. : 01 43 36 20 27 - Fax : 01 43 36 87 95
Contact :reseau.quietude@wanadoo.fr
Site : www.reseauquietude.org
8 - SPES
Mme Françoise ELLIEN
2A, rue de la Bigotte - 91750 CHANQUEIL
Tél. : 01 64 99 08 59 - Fax : 01 64 99 93 41
reseau.spes@wanadoo.fr
9 - NEPALE
Dr Catherine VAN DEN BERGHE
10 bis rue Jean Jacques Rousseau
ZAC  des Radars - 91351 GRIGNY CEDEX
Tel 01 69 02 44 88   Fax 01 69 02 83 18
nepale@wanadoo.fr

Consultez la carte de la répartition géographique des  réseaux en Essonne
: cliquez ici

10 - Reseau EMILE
Dr Dominique Descout
25 avenue des Aulnes - 78250 MEULAN
Tél :01.34.74.24.19- Fax : 01.34.74.06.19
E.mail : emile@alds.org

Site : http://www.alds.org/


Dans le domaine des soins palliatifs, l'Ile de France est un promoteur. C'est là que la première unité de soins palliatifs (USP) a vu le jour, et la région compte aujourd'hui un parc de 304 lits d'USP sur les 1000 de France, 49 unités mobiles et dix réseaux. Objets d'une convention de financement avec le FAQSV, les dix réseaux franciliens se situent à Paris (Ensemble et Quiétude), dans les Yvelines (Le Pallium , Epsilon  , Emile), en Seine-Saint-Denis (Océane et Arc en Ciel), en Seine-et-Marne (Oméga) et en Essonne (SPES, Nepale). Ils prennent annuellement en charge entre 1 500 et 2 500 personnes en fin de vie souhaitant décéder à la maison, grâce à une équipe de coordination mobile qui se déplace au domicile, évalue la situation du malade et organise les soins avec les professionnels de santé libéraux plaçant toujours le médecin généraliste en tête. " Nous conseillons, mais le médecin traitant est le seul légitime, c'est toujours lui qui prescrit ", tient à signaler le Dr Karine Didi, médecin de famille pendant dix ans et coordinatrice du réseau Océane, en Seine-Saint-Denis. " La demande du généraliste traitant est le premier critère d'inclusion d'un patient dans le réseau ", confirme le Dr Noëlle Vescovali, qui, après avoir exercé 14 ans la médecine générale, dirige Le Pallium, dans les Yvelines.

Dans tous les réseaux d'Ile de France, une permanence téléphonique 24h/24 accessible aux soignants et aux familles assure la continuité de la présence et des soins, conseille les soignants s'ils sont tenaillés par l'incertitude ou l'angoisse, épaule les familles pendant et après l'épreuve. Des groupes de parole permettent aux soignants de décharger leur souffrance en groupe. Ces réseaux agréés se plient tous à une stricte évaluation médico-économique, les conditions de qualité de la prise en charge étant garanties par des protocoles médicaux, de soins et de prise en charge de la douleur.

Le succès d'une prise en charge réussie - l'objet du réseau - c'est la coordination des différents acteurs entre eux. " C'est une sécurité, une rupture de notre isolement. Nous pouvons appeler la permanence téléphonique si nous sommes débordés par une situation. Personne ne nous juge ", témoigne Mme Michèle Bouchacourt, infirmière libérale travaillant avec Arc en Ciel (93). " Je me sens plus à l'aise y compris vis à vis des familles, et les relations avec les médecins généralistes sont plus égalitaires. Nous avons suivi les mêmes formations, ils écoutent les propositions de l'infirmière. Toute l'équipe a le même but : le confort du malade ". En écho, le Dr Bernard Guillotin qui collabore avec le réseau Quiétude (Paris 5ème), confirme cette analyse. " Seul en ville, rien n'est possible, on se noie. Pour être bon, il faut redécouvrir le travail en équipe. Et c'est une leçon d'humilité. Si la prise en charge marche, c'est parce qu'on est un groupe coordonné. Ces bonnes relations humaines entre nous, cette interdisciplinarité passe auprès des familles, au chevet du patient ".

Le patient, objet de toutes les attentions : " Nous avons voulu le placer au coeur, même avant la loi Droit des malades ", explique le Dr Karine Didi, d'Océane (93), département qui abrite une population précaire, à très forte proportion immigrée. " C'est pour lui que nous travaillons tous, il a le droit à la parole, on l'écoute. Qu'il soit riche ou pauvre, notre exigence est la même. L'accès aux droits, c'est une référence aux Droits de l'homme ", plaide-t-elle en insistant sur la volonté des libéraux de participer à cette entreprise commune. " Les médecins libéraux veulent tous faire de la qualité, il faut donc une coordination. Depuis deux ans, je n'ai jamais rencontré un seul confrère (125 généralistes ont eu recours au réseau. Ndlr), qui ait regretté d'avoir suivi son patient à domicile en soins palliatifs. Et surtout pas pour une question d'argent ! ". Reste que ce problème demeure car si le FAQSV a prévu d'allouer aux réseaux une dotation pour la rémunération du temps médico-social, tous n'en bénéficient pas. " Je perds de l'argent avec le réseau, mais la satisfaction professionnelle est extraordinaire ", témoigne le Dr Guillotin. Il n'en attend pas moins que le nouveau mode de financement pérenne des réseaux né des lois de Financement de la sécurité sociale 2002 et Droit des malades de mars dernier, vienne pallier cette carence en généralisant les dérogations tarifaires prises en charge par l'assurance-maladie afin d'honorer un travail de coordination qui ne peut raisonnablement rester bénévole. Sauf à manquer de combattants, au grand dam des patients et des familles.

 

 

Entretien avec le Dr Jean-Marc MOLLARD, médecin coordinateur et directeur exécutif du réseau Ensemble (Paris 13ème).

" UNE MACHINE A CREER DU LIEN SOCIAL "

  • Médecin généraliste parisien, vous avez créé " Ensemble ", le premier réseau de soins palliatifs agréé en Ile de France. Quelles ont été vos motivations ?
    Dr. Jean-Marc MOLLARD : Le réseau est né de la constatation des difficultés multifactorielles rencontrées pour prendre en charge des patients atteints de maladie grave, un constat qui était partagé par tous, qu'ils soient libéraux ou hospitaliers.

  • Quelle serait votre définition du réseau ?
    Dr. J-M. M : C'est une machine à créer du lien social, de la confiance et à faciliter l'organisation. Même quand un acte médical concerne un seul individu, il a simultanément une dimension collective. En conséquence il faut que les professionnels de santé s'organisent pour répondre à leur mission de service public. Notre projet a pour but de trouver des réponses aux besoins des malades en tenant compte des évolutions de la société notamment l'aspiration des médecins à mener une vie qui concilie vie professionnelle et personnelle. Seul, un professionnel de santé peut être désarmé ; en coopérant avec d'autres, il peut faire face à des situations complexes. A cet égard, les soins palliatifs sont un cas d'école : s'ils sont capables de travailler en réseau à propos des soins palliatifs, les mêmes médecins d'un quartier sauront le faire pour la cancérologie, la gérontologie, les maladies chroniques, etc. Les méthodes sont probablement les mêmes. Pour l'avenir, l'objectif de notre réseau n'est pas de s'étendre géographiquement, mais d'élargir nos thèmes d'intervention, en dépassant les cloisonnements et en restant proche des patients.

Entretien avec le Dr Noëlle VESCOVALI, directrice du réseau Le Pallium, à Trappes (78)

" MOINS SEULS, LES LIBERAUX HOSPITALISENT MOINS "

  • Comment est né " Le Pallium " ?
    Dr. Noëlle VESCOVALI : En 1997, une association " Le Pallium " s'est créée pour promouvoir les soins palliatifs à domicile dans le sud des Yvelines. Après l'agrément du comité régional des réseaux en janvier 2000, le FAQSV a accordé une subvention au Pallium pour le suivi de la prise en charge des personnes en fin de vie à leur domicile. Le réseau géré par l'association s'est ouvert en novembre 2000.

  • Quels ont été les bénéficiaires de ce changement d'échelle ?
    Dr. N.V. : L' équipe mobile constituée de sept personnes se déplaçant sur le département ne soigne pas, mais coordonne la prise en charge en formant les acteurs libéraux intervenant autour du médecin généraliste, demandeur et pivot de la prise en charge. Les intervenants libéraux sont accompagnés d'une équipe qu'ils peuvent joindre 24 h sur 24. Se sentant moins seuls, ils hospitalisent moins : plus de 60 % de nos 297 patients suivis sur deux ans sont décédés à leur domicile. Les familles peuvent accompagner leurs proches jusqu'au bout et le patient reste dans son milieu familial, dans des conditions de qualité.

  • Que reste-t-il à faire ?
    Dr. N.V. : Nous avons travaillé avec 157 médecins généralistes sur les 250 du secteur, il reste encore des généralistes à contacter. La dotation financière est devenue pérenne, mais l'enveloppe est insuffisante, il faudrait qu'elle soit multipliée par cinq ! Enfin - l'URML y travaille - nous devons réfléchir sur le statut juridique du réseau, et réaliser des études médico-économiques à grande échelle..

URML IDF
Mis à jour le 07/10/05