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ETUDE REGIONALE DE L'URCAM SUR
LA PRISE EN CHARGE DU DIABETE RESUME
Ce thème a été inscrit par lUnion Régionale des Caisses dAssurance Maladie (URCAM) de la région Ile-de-France à son programme de gestion du risque de lannée 1999. Une enquête a été réalisée en 1999. Les objectifs étaient dévaluer les pratiques professionnelles, dapprécier le comportement du malade et sa connaissance de sa maladie dans le but daméliorer le suivi des diabétiques de type 2 et de retarder la fréquence dapparition et la gravité des complications. Le référentiel utilisé était les recommandations de lANAES " Suivi du patient diabétique de type 2, à lexclusion du suivi des complications ", de janvier 1999. Ces recommandations représentent lobjectif à atteindre dans les années à venir. Un échantillon représentatif de 1 797 patients de moins de 70 ans, appartenant au Régime général, à lAssurance maladie des Professions Indépendantes et à la Mutualité Sociale Agricole, a été constitué à partir des remboursements de médicaments antidiabétiques oraux pendant les mois de décembre 1998, janvier et février 1999 ou des remboursements de dosages de lhémoglobine glycosylée et de glycémie, de mars 1998 à février 1999. Pour chaque patient, 3 questionnaires ont été remplis :
Les résultats décrivent les patients, la maladie diabétique (mode de découverte, ancienneté, présence de complications, traitement médicamenteux), les facteurs de risque, la surveillance biologique (fréquence des examens et leurs résultats), le suivi ophtalmologique et cardio-vasculaire, la prise en charge par le médecin traitant, le comportement du malade et sa connaissance de la maladie. Au final, 1591 patients ont été examinés par les médecins-conseils et ont rempli un autoquestionnaire. 1477 questionnaires ont été renseignés par leur médecin traitant. On observe que la prise en charge des diabétiques de type 2, appréciée sur la période de 12 mois précédant létude, nest pas optimale en Ile-de-France :
Léquilibre tensionnel nest pas satisfaisant chez 30 % des patients de léchantillon et les chiffres tensionnels restent supérieurs aux normes admises chez près de la moitié des patients traités pour HTA. Or, on obtient une réduction du risque denviron 30 % parmi les diabétiques de type 2 mis sous antihypertenseur. Le risque cardio-vasculaire (RCV) des diabétiques demeure élevé en dépit dune prise en charge renforcée chez les patients les plus à risque. Les patients ne sont pas suffisamment sensibilisés, aux problèmes liés aux lésions des pieds, à la nécessité dune surveillance bucco-dentaire et ne mettent pas assez en pratique les recommandations diététiques et concernant lexercice physique. Le suivi des diabétiques de type 2 doit être amélioré. Les professionnels doivent sapproprier les recommandations les plus récentes. Certains actes comme léducation, en particulier diététique, devraient être pris en charge par lAssurance Maladie. Le diabète est une maladie chronique qui pose le problème de lobservance. Ladhésion du patient doit être obtenue bien que la maladie évolue longtemps à bas bruit, sans se manifester.
Etude de l'URCAM Ile-de-France -
mars 2000 |