"… et surtout Docteur, mettez-moi des antibiotiques
pour que je guérisse plus vite!"
C'est ainsi que certains patients expriment ce qu'ils attendent
d'une consultation chez le médecin pour une infection respiratoire
saisonnière. Or si l'antibiotique est parfois nécessaire,
sa prescription n'est pas toujours utile.
Pour mieux comprendre le mode de fonctionnement
du couple médecin/patient in vivo, 30 généralistes
d'Ile-de-France ont accepté de participer à l'étude
PAAIR, financée par l'Union
Régionale des Médecins Libéraux d'Ile-de-France,
la Mutualité
Fonction Publique, la
CANAM et le laboratoire GlaxoSmithKline.
Le Département de Médecine Générale
de la Faculté de Médecine de Créteil est le
promoteur de cette étude dont le Responsable scientifique
est le Dr Claude Attali.
La méthode est basée sur la réflexion
dans l'action en situation professionnelle, l'analyse et la confrontation
des décisions prises. Elle a permis de mettre en évidence
une évolution des pratiques des médecins au fil du
temps de l'étude avec une diminution du nombre de prescriptions
d'antibiotiques dans les cas où les médecins les jugeaient
inutiles.
Les résultats de cette étude mettent
en évidence l'impossibilité d'évaluer la pratique
d'un médecin généraliste en se contentant des
données validées de la science. Prendre en compte
la réalité de l'exercice est indispensable pour réussir
une évaluation des soins. C'est ce à quoi cette étude
permettra d'aboutir.